Le constat

L'école formate, nous fait oublier qui l'on est, définit la norme et de cette façon crée les exclusions, la compétition et l'individualisme. 

 

Il ne s'agit pas nécessairement des enseignants ou des « pédagogies », mais bien de la structure globale de l'école. Il y a de très bon enseignants, passionnés par leur métier qui ont à cœur d'éveiller les consciences.

 

Tout comme il peut y avoir, dans des pédagogies alternatives, des pédagogues qui n'ont pas ce goût de l'éveil et cette approche individuelle et sensible.

 

La société est en évolution. Chacun reconnaît qu'elle ne peut demeurer telle qu'elle est aujourd'hui. Certains dysfonctionnements ne sont plus rattrapables et de plus en plus d'individus cherchent un « retour aux sources ». Le rythme de la société ne correspond plus au rythme naturel de la vie et en cela tout le monde est d'accord. La vie va trop vite...

 

Cela dysfonctionne au travail, à l'école : burn-out, maladies invisibles, harcèlement, « troubles » dys, HP, TDAH... On étiquette, on catalogue, on essaie de mettre des mots sur les maux d'aujourd'hui, on essaie de tenir, alors que l'on souhaite simplement vivre.

 

Vivre à son rythme, vivre avec sa différence qui ne devrait pas être portée comme un sac à dos trop lourd mais comme une richesse à partager..., car en réalité, ne sommes nous pas tous différents ? Ne l'avons-nous pas simplement un peu oubliée, mise de côté, cette différence qui fait que je suis moi, unique parmi tant d'autres uniques.

 

Pour adapter la société aux changements que l'on rencontre aujourd'hui, il faut être créatif. Et aujourd'hui, cette créativité nous fait souvent défaut...parce que nous avons appris à penser « dans le cadre ». L'école de demain doit permettre à nos enfants de découvrir leur plein potentiel, de se construire en confiance, confiance en soi, confiance en la vie, confiance en la coopération.

 

De nombreuses recherches sur l'apprentissage ont été faites et c'est vraiment dommage de ne pas adapter sa pédagogie aux résultats découverts il y a bien longtemps, et confirmés il y a peu. La liberté, le jeu, l'environnement, la bienveillance... tant d'idées à avoir, tant de projets à réaliser... mais le cadre scolaire actuel ne le permet pas. Parce qu'il faut des « résultats », des « points », des « classements ». Les enseignants connaissent les enfants mais ne sont pas libre d'adapter leur méthode d'apprentissage, ils sont « sous-contrôle ».

 

Personnellement, je n'ai pas envie d'attendre que le chemin se fasse vers les politiques... Mes enfants seront déjà grands ! Je pense qu'il faut déjà, en parallèle d'une interpellation politique, commencer à tracer un nouveau chemin. Celui que nous souhaitons pour les enfants d'aujourd'hui et de demain.   

 

C. Lupant